Emetrics Toronto - Panel : gérer et mesurer la culture en ligne (liveblogging)
Panélistes : Stéphane Hamel, Immeria
Joseph Carradis, Nextstage Evolution
Simon Rivard, Canoë
Modérateur : Alex Langshur, Publicinsite
Est-ce que l'aspect culturel modifie la façon de mesurer la performance Web ? C'est ce que ce panel essaie de répondre en direct du eMetrics 2008 à Toronto.
Le Willi Waller de Têtes à claques fait vraiment cramper les anglos dans la salle. Environ 5 connaissaient les Têtes à claques seulement. Conclusion : gérer et mesurer la culture en ligne au Canada est un grand défi.
Le menu de Santé Canada : basé sur l'ordre alphabétique au lieu d'être construit en fonction des besoins des utilisateurs. Il nous montre aussi les mots-clés de la campagne d'achat de mots-clés du gouvernement du Canada qui démontre des différences marquées également, autant que l'utilisation des thématiques sur le site.
Stéphane Hamel, Immeria
Il nous montre les feelings des Montréalais avec le site wefeelfine.org et les compare d'un mois à l'autre. La donnée provient des blogues. Ils sont malheureux et ont hâte que l'hiver finisse. La culture et les émotions modifient la façon d'utiliser le Web.
La façon traditionnelle d'identifier la culture / identité géographique d'un client, lui demande sa langue et son pays dans un menu déroulant. Pire, une page avec 500 liens avec toutes les possibilités. Il nous montre ce que L'Oréal fait avec le même gabarit de site, mais plusieurs modèles féminins selon la location. La russe est blonde et la canadienne a un look perse je dirais.
Quels sont les stéréotypes nord- américains ? Européens ? Différents (une longue liste défile).
Il compare chaque être humain avec Charlie de « Où est Charlie ? » et conclus en disant : on n'est pas qu'un Charlie, mais bien tous des êtres humains avec des caractéristiques culturelles bien propres qu'il faut considérer.
MAJ : Stéphane a aussi blogué sur le panel
Joseph Carradis, Nextstage Evolution
Note : il est un excellent conférencier, sans powerpoint, mais très très imagé. Difficile de liveblogger avec lui.
Il veut nous parler de choses qu'il aime : la culture et les femmes. Il nous parle d'une dame chinoise mandarin qui le sert dans un resto. Elle parle mandarin, et lorsqu'on prend le temps de l'écouter, elle est plus généreuse sur les portions...
Ensuite il nous parle d'une belle femme à qui il parlait souvent, une scientifique. Le mot culture pour un sociologue est très différent pour lui que que pour elle, biochimiste. Il parle (et se sent plate) et elle regarde toujours sa montre. Plus tard elle dit : « Oh je dois aller tuer une culture ». Il dit que sa femme est certainement la plus intelligente de la famille.
Prédire les comportements : c'est bien. On mélange parfois les cultures et les comportements. Nous aimons les cultures, il ne faut surtout pas tenter de les tuer, mais plus de les comprendre. L'important, c'est COMMENT on présente et on dit les choses.
Simon Rivard, Canoë
Passion, culture : est-ce la même chose ? Auparavant, presque tout le trafic Web était américain. Maintenant, il est moins de 21%. Nous devrions être 1 milliard sur Internet en 2010. 4 sur 10 seront asiatiques. Les plus grands utilisateurs (profonds) sont les Canadiens (les 1ers !), les Britanniques et les Israéliens.
La croissance actuellement passe par les réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux sont nourris par la PASSION. Il prend l'exemple des snowboarders qui ont des points en commun, ou les amateurs de pêche à la mouche (comme lui) qui se délectent de leur passion qui les réunis.
Selon lui, la Toile du Québec a 30% de parts de marché de la recherche au Québec. J'en doute. J'en doute beaucoup. Google domine évidemment, partout sauf en Chine et en Russie.
Quelques tendances pour conclure :
- Les grandes propriétés sont utilisées mondialement
- La passion génère la création de nouveaux réseaux sociaux et de nouveaux espaces de contenus.
- Question : est-ce que nous ne devrions pas mesurer et adapter en fonction de la passion au lieu de la culture ?
Questions
Exemple d'un site international mais où tout le monde parle anglais (peu importe leur langue maternelle). Est-ce que cette tendance ne s'accentuera pas ?
Stéphane : nous ne sommes que des bactéries, en ce moment nous parlons anglais ou français. Peut-être un jour en chinois ? L'important c'est de suivre les tendances et de s'adapter.
Simon : TVA est uniquement en français et peut attirer 2M de téléspectateurs en même temps avec une émission francophone. Désolé pour les blogueurs, mais si vous voulez une audience, vous devez écrire en anglais.
Jacob : le langage des mathématiques est tellement plus facile. La langue évolue dans les réseaux. Ce qui est bien c'est qu'un nouveau mot amené par un membre de toute langue peut être rapidement intégré par la communauté, et ensuite ceci peut se poursuivre dans la majorité à l'extérieur d'une communauté donnée.
À propos des données 45,5h d'utilisation du Web par mois pour les Canadiens ? Est-ce que ça inclu le trafic mobile ?
Oui, c'est tout le trafic. Il donne l'exemple de réseau contact où les gens passent plus de 55 minutes par semaine (pas sûr du chiffre). Les boomers commencent à se retirer et sont les plus lents à utiliser Internet. La croissance actuelle passe par les baby-boomers. Il donne l'exemple de propriété Web de Quebecor en croissance, sauf les sites d'emploi. Est-ce parce que les Y vont moins sur ces sites ? Non, c'est parce qu'ils utilisent de façon constante l'Internet, et ce sont les baby-boomers qui font augmenter les données accès.





Vos commentaires
Merci Jean-François pour ce compte rendu. Nous avons eu beaucoup de plaisir à parler de ce sujet et au téléphone, quelques jours avant, nous étions partis sur une super belle discussion. C'est malheureux que nous étions limités par le temps!
Signaler ce commentaire
Publiez votre commentaire