Intracom 2008 : Le cas de l'ONF en design centré utilisateur et multi-culturalisme
C'est ma collègue de panel Nathalie Berger qui présente au nom d'Utilisabilité Québec.
Qu'est-ce que l'ONF a fait pour considérer l'aspect multiculturel de sa mission et assurer l'accessiblité de ses contenus.
120 films complets et 164 extraits de la collection de l'ONF, dont 48 comportent une vidéodescritpion, 49 films disponibles pour malentendant et 78 documents d'archive. Beaucoup de considération pour l'accessiblité.
Les publics ciblés : enseignants, parents, membres de communtué culturelles et tout canadien qui s'intéresse aux questions de multiculturalisme.
Petit vidéo : Canada, une terre d'accueil ? Extrait qui présente justement la vision d'immigrant sur la stratégie d'accueil du Canada.
On a utilisé l'approche par questions pour accrocher (parfois provoquer) l'auditoire.
On affiche directement les films mais Nathalie parle aussi de l'importance des textes qui entourent les vidéos pour accrocher et pour les moteurs de recherche.
Le javascript est utilisé pour naviguer rapidement entre les photos sans avoir à recharger la page. Le lecteur vidéo est super beau et va par-dessus le contenu pour prendre ses aises en largeur et offrir une expérience agréable.
Les cultures n'abordent pas les sites de la même façon, Nathalie s'en est rendu compte en rencontrant des japonais ou des européens.
Le contenu est présenté par personas. Un gros "hit" avec les enseignants : les scénarios pédagogies qui permettent de mettre en contexte la documentation proposée. En rencontrant les profs, on s'est rendu compte que le choix de PDF n'était pas approprié : ils veulent pouvoir modifier directement la documentation.
Comment y sont-ils arrivés ?
Au départ, une approche centrée utilisateur. Pour vrai. On a utilisé les données disponibles dont celles de partenaires. Ils n'y avait pas de statistiques Web (comment ça !!!). Ils ont tenté de comprendre les intentions et intérêts des utilisateurs : visites en classes, rencontres avec les personas, vox-populi sur la rue, considérer les contextes tel le multiculturalisme (rencontrer des gens à Montréal et d'autres en région), les handicapés (visuels ou auditifs), etc. 3 groupes de participants pour les tests d'utilisabilité. Intérations entre chaque test donc importance de les éloigner pour ajuster et construire.
Nathalie suggère de prototyper très tôt pour tout de suite mettre de la viande pour les yeux et faire avancer les choses. Il faut ensuite intégrer graduellement le design visuel (après le maquettage fonctionnel).
Ils ont adopté un processus décisionnel constant et discipliné sinon on ne s'en sort pas. La validation faisait partie d'une boucle de conception.
On l'a considéré comme un site de destination où l'on va pas nécessairement régulièrement mais plutôt pour un besoin spécifique. On doit apprendre rapidement l'interface pour goûter à la richesse et la diversité du contenu. Considérer aussi les divers niveaux de langages. Il en faut un peu pour tout le monde et la présence d'un glossaire.
Finalement, qu'est-ce qui a fait la différence: Colliger et analyser les données de fréquentation (ah il y en avait finalement), élaborer et tester, prototyper très tôt, aller sur le terrain, ajuster le prototype et respecter les normes et standards ouvert d'accessibilité.









