Entrevue avec le PDG de Google
Le site allemand FAZ.net a eu la chance d'interviewer Eric Schmidt à propos de Google et des plans de l'entreprise pour le futur. Une entrevue franche et éclairante dont je tente de faire un compte-rendu.
Questionné à propos des limites du marketing de recherche (le nombre de recherches effectuées sur un terme), il répond que cette limite ne bloquera pas Google car ils ont plusieurs plans pour augmenter l'exposition à des pubs contextuelles et ciblées et ainsi augmenter leurs revenus. Il faut sire qu'avec le transfert des revenus des canaux traditionnels vers le Web, je miserais aussi sur le fait qu'ils augmenteront leurs revenus sans même investir de façon massive sur la technologie.
Selon Schmidt, le mobile est la prochaine grande révolution, plus grande selon lui que l'arrivée du PC. Je ne partage pas son avis, mais tout de même, c'est vrai qu'une évolution profonde s'en vient de ce côté. Selon moi, elle passera par une démocratisation des prix des données sans-fil et aussi du perfectionnement des unités mobiles qui rendront agréables la consultation mobile de contenus Web.
À propose du Wimax dans lequel Google a beaucoup investi, Schmidt affirme que Google se méfie des opérateurs en Amérique du Nord qui ne vont pas dans le sens de réseaux ouverts et transparents. Au contraire, ils empêchent la portabilité des numéros de téléphone ou encore l'interopérabilité des SMS entre opérateurs. Google veut donc s'assurer une option ouverte où ils ne seront par dépendants de ces opérateurs qui ne partagent pas leur philosophie.
Il affirme aussi que le Web 2.0 n'est pas aussi facile à monnayer que prévu. Il cite MySpace qui a de la difficulté à monnayer sa plateforme et cite également les difficultés de Google à ce chapitre. D'après lui, la publicité adaptée au Web 2.0 doit être encore plus intéressante et immersive qu'aujourd'hui. Il pense aussi qu'on verra quelques grands réseaux sociaux, mais surtout une multitude de petites communautés sociales similaires aux groupes d'intérêts que l'on rencontre dans la société.
Il affirme qu'il croit énormément aux Widgets et autres gadgets intégrés. Il parle notamment de la nouvelle mouture de iGoogle dont il est très fier (je ne savais pas!).
Il affirme que Google ne peut actuellement investir dans des initiatives de cloud computing tel Amazon, car tous les serveurs de Google sont sollicité actuellement.
Il croit que d'ici 3 à 5 ans, les recherches Google tiendront compte du contexte d'une recherche pour être encore plus pertinentes et utiles pour l'usager. Il affirme que cela passera notamment par la technologie de carte de Google et aussi par Android.
Finalement, est-ce vrai qu'il travaillera 20 ans avec Larry et Sergei ? Oui, il lui reste encore 16 ans !





Vos commentaires
J'aurais aimé savoir ce qu'est le concept de "cloud computing" et ce que Amazon a à voir la dedans... en complément d'info.
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C'est vrai que j'ai été un peu chiche !
Le "cloud" ou "grid" computing est l'utilisation de serveurs de traitement utilisant la bande passante plus que les ressources locales pour s'exécuter. Google est le champion de cette configuration permettant de séparer le code de l'environnement physique de traitement, et ainsi d'être beaucoup plus facilement évolutif (scalable) en terme de capacité. Des humains n'ont pas à être impliqués dans l'allocation des ressources aux processus, ce doit se faire de manière automatisée, sinon on parle simplement de centre de données. Cela permet de réagir rapidement lors de pic d'utilisation en ajoutant ou diminuant simplement de la capacité physique via une interface Web en quelques minutes seulement.
Bref, le cloud computing est l'externalisation du traitement physique de la donnée.
Si j'ai parlé d'Amazon, c'est qu'ils offrent un environnement de "cloud computing" que l'on peut louer pour y exécuter des applications dans un "nuage" où l'on ne pait qu'à l'utilisation dans un environnement ultra-flexible (et très peu dispendieux). C'est le Amazon EC2, ou Amazon Elastic Compute Cloud.
http://www.amazon.com/b/?node=201590011
Google ne voit pas à court terme ce type de service comme un générateur de revenus car leur nuage est trop occupé à rouler leurs propres applications. Bien qu'ils aient lancé Google App Engine http://code.google.com/appengine/ ) qui fait exactement cela : 500MB d'hébergement pourdes applications et du traitement suffisant pour 5 Millions de pages vues par mois, le tout gratuit. Il y a là une contradiction, où ils veulent simplement se limiter aux développements de prototypes mais pas des applications de masse en production. À suivre.
J'espère que ça t'éclaire.
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